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Bolivie - Sucre 2


de Nous, 28-04-2008

Sucre, 2eme partie


Lundi 28 Avril 08.
Nous commencons par aller reserver la randonnee Hike 1 avec l´agence Joyride. Nous avons motive tout le monde. Nous partons avec Olivier et nous nous inscrivons. Olivier inscrit Laure, alors restee a l´hostal avec Antoine, et nous, reservons les places de Guillaume et Brune, eux aussi restes a l´hostal car Brune ne se sent pas tres bien depuis hier soir. C´est bon, tout est paye et reserve. Nous partirons en rando demain.
Nous passons ensuite a DHL pour se renseigner sur les prix des colis et des adresses des agences a La Paz car on pense peut-etre envoyer nos achats par colis, histoire d´alleger les sacs et d´eviter un eventuel vol. A voir... car c´est tres cher !
Pour ce midi, Elena et Antonio nous invitent tous. Ils se sont proposes de nous preparer un repas bolivien, et plus particulierement, des plats typiquement de Potosi. En entree, potage de legumes avec viande sechee ; dedans, on y rajoute du choclo (mais) alors considere comme pain en Bolivie. Cette entree est suivie d'un plat tres riche et complet : lomo (vache), riz, patates et mani (pommes de terre dehydratees ressemblant a du marron). Delicieux ! Nous avons beaucoup apprecie ce repas si gentillement prepare pour nous tous. Nous avons ete touches. Elena repartant a Potosi en prenant un bus vers 17h00, nos aux-revoirs ont ete sinceres et forts avec tous nos souhaits de reussite et de bonne chance.
A 18h00, nous allons chez le tailleur. Jerome doit faire un premier essai avant les coutures finales.
A 19h00, avec Laure, Guillaume et Brune, nous allons au cinema. Le lundi, c' est moitie prix alors il y a plein de monde. La file d'attente deborde jusque dans la rue. Ca sent le pop-corn plein de beurre voire de fromage. Et oui, car ici, on a le choix de son pop-corn. En fait, les petits sachets de mais sont deja prepares et aromatises, la vendeuse met le sachet dans le micro-ondes et en deux minutes, on a son pop-corn tout frais. Il y en a au beurre, au fromage, etc. La salle est pleine. Ce soir, c'est un film bolivien : "Dia de Boda" (jour de mariage). Le film est en espagnol (en castillan plus exactement) ; on ne comprend pas grand chose mais c'est toujours interessant de decouvrir d'autres cultures, et pour l'ambiance aussi. La mise en scene, la musique, les plans, le jeu des acteurs, tout est un peu desuet. On croirait une sitcom des annees 90.
Pendant ce temps, Jerome et Olivier nous mijotent un savoureux diner. Comme demain on marche, pates. Et Olivier (qui est chef cuisinier) nous a concocte une vraie sauce bolognaise. Nous nous sommes encore une fois regales, le plat etant accompagne de Concepción. Encore une petite soiree bien sympa aux chandelles. On prefere se faire un bon repas entre nous (on partage les frais) a l'hostal plutot que d'aller au restaurant. En plus, pour Olivier et Laure, c'est plus pratique car Antoine peut rester tranquillement dormir dans la chambre pendant que nous dinons.

Mardi 29 Avril 08.
Nous avons rendez-vous a 09h00 a l'agence Joyride pour la randonnee dans la Cordillera de Los Frailes. Or, le temps que tout le monde soit prets, nous arrivons en retard a l'agence (vers 09h20). Et puis, le temps que Brune regle sa part, qu'Olivier aille acheter de l'eau et a manger pour Antoine, que les deux Hollandais arrivent et qu'un autre Francais (Charles, prof, de Lille) se greffe a notre groupe a la derniere minute, nous partons de Sucre vers 10h00.
Nous montons a bord d'un 4x4 (6 personnes a l'arriere et 6 a l'interieur). Nous roulons une bonne heure vers la Cordillera de Los Frailes durant laquelle notre guide, Josué (33 ans), nous donne une foule d'informations en espagnol sur Sucre, ses environs, ses legendes mais aussi ses histoires d'extra-terretres... Il nous explique que les deux montagnes que nous voyons au fond, a la sortie de Sucre, sont deux volcans a l'origine d'une source. Entre eux deux, c'est la ligne de demarcation : le volcan de droite fait basculer les eaux du cote de l'ocean Pacifique, et le volcan de gauche, vers l'ocean Atlantique. Une meme source dans deux oceans ! Sucre est alors riche de productions de fruits et de legumes.
Nous grimpons et arrivons a Chataquila, notre point de depart, situe a 3560 metres d'altitude. Pendant que le chauffeur nous sert un mate de coca, Nathalie lui demande d'evoquer sa rencontre avec les ovnis. Il en a vu deux fois !
11h20, c'est parti ! Le ciel est degage et ensoleille, eclairant les montagnes alentours et le cratere tres colore et ondule de Maragua, peut-etre forme par l'impact d'une meteorite ou bien par le retrait d'une mer interieure et l'erosion.
16 km de marche nous attendent. Antoine est bien installe sur le dos de son pere. Nous marchons tranquillement en admirant ces terres rouges, vertes, jaunes, bleues, et ce panorama vallonne. Nous croisons sur notre chemin un serpent, un des seul animal a vivre dans ces montagnes avec, entre autre, les faucons, les petits oiseaux, les especes de lapin a queue d'ecureil, etc. Nous regardons aussi les quelques fleurs qui jonchent le sol.
Nous commencons a descendre au milieu de roches acerees pour atteindre une grotte, Pumamachay, ou se revelent des peintures rupestres vieilles d'environ 600 ans. Malheureusement, ce pays ne disposant pas d'un budget culturel important, les recherches sur ces peintures ne sont que tres minces. La datation de ces peintures reste vague car pas experimentees au carbonne 14 ; pas plus de recherches effectuees sur les origines de ces peintures, leurs significations, leur fabrication, etc. Alors, le guide ne se base que sur des hypotheses et des legendes. Pour ces peintures ci, deux hypotheses. La premiere serait que, en bas de la grotte, aurait vecu un homme, une femme et un troisieme individu qui serait soit un enfant soit un ami de ce couple. La femme ayant accouche d'un bebe, le troisieme individu serait venu s'exiler dans cette grotte ou il aurait peint ses sentiments, impressions et le nouveau-ne. Deuxieme hypothese : l'homme aurait vu des extra-terrestres dans le ciel et dans cette grotte et aurait peint ce qu'il a vu. Dans tous les cas, il s'avere qu'il aurait ete fou.
Nous continuons notre descente pour aboutir a un nouveau site de peintures rupestres. Ces deux sites sont heureusement gardes depuis 5 ans, alors que quelqu' un eut ose arrache deux de ces peintures. Nous aboutissons au site de Incamachay, datant de 1500 a 2000 ans. Il est etrange de savoir comment ces hommes ont pu dessiner leurs petroglyphes car le plafond de la cave est assez haut. En fait, le guide nous explique qu'a l'epoque, la roche n'etait pas disposee telle qu'on la voit aujourd'hui ; elle etait plus verticale et suite a la tectonique des plaques, elle se serait soulevee pour bientot, peut-etre, dans les milliers d'annees qui vont suivre, se coucher. Ce site est donc amene a disparaitre... Idem, pas d'informations precises sur ce lieu. Le guide nous evoque alors ses legendes et hypotheses. Elles rejoignent d'ailleurs celles de la premiere grotte : un homme, une femme, un ami ou enfant et la femme qui accouche d'un bebe. Les dessins representent l'accouchement, les sentiments de joie du pere, l'ami (ou l'autre enfant). La deuxieme hypothese annonce aussi la rencontre extra-terrestre. Toutes ces explications sont fantasmatiques et fascinantes mais il est frustrant et desolant qu'on ne puisse s'interesser davantage a un tel site et qu'on n'en sache pas plus. Mais il est vrai que la Bolivie a des priorites bien plus urgentes encore.
Nous pique-niquons ici (sandwich, pomme et eau inclus dans le prix) a contempler encore plus cette paroi.
Puis, nous repartons et descendons toujours, croisant un petit hameau de maisons de terre qu'annonce un beau pre fleuri. Les femmes pres de la riviere gardent chevres, moutons et vaches, accompagnees de leurs enfants. Nous traversons cette riviere et remontons pour passer derriere la colline afin de redescendre, retraverser une autre riviere et rejoindre notre 4x4 qui nous attend pres d'un petit village. Il est 17h30 et avons encore une bonne heure et demie de piste poussiereuse a faire pour atteindre Sucre. Le soleil se couche et teinte de rose les montagnes. Un petit garcon fait du stop. Il revient de l'ecole et a encore 6 km a pied a faire pour rentrer chez lui, chausse de sandales. Nous nous arretons pour le monter a bord et ainsi lui permettre de rentrer avant la tombee de la nuit qui fut imminente. Quelques kilometres plus loin, le chauffeur nous arrete : le pneu arriere droit est creve. Avec le guide, en cinq minutes, le chauffeur change la route et nous redemarrons.
Il est 19h00 quand nous arrivons a Sucre. Nous allons tous boire un verre au bar Joyride (egalement inclus dans le tour). Cela nous permet de bien terminer la journee, de faire le bilan de cette randonnee, d'echanger nos impressions et trinquer tous ensemble a cette belle excursion.
Sur le chemin du retour, dans le 4x4, Olivier a suggere de se refaire une de ces petites soirees bien sympathiques comme nous passons ces derniers jours. Il soumet alors l'idee de mitonner un boeuf bourguignon et pourquoi pas, un crumble aux pommes en dessert... Huuum ! Mais vite, il faut se depecher, il est deja 19h30. Nous nous hatons vers le Mercado Central. Mince ! c'est deja ferme ! Heureusement, une boucherie est encore ouverte. Pas de quoi faire un boeuf bourguignon. Ce n'est pas grave, on va faire une blaquette de veau. On prend 2 kg de viande car ce soir, on est sept (Charles se joint a nous). Prix au kilo : 29 Bs (2,5 Euros). Maintenant, il faut trouver des oignons, des carottes, des pommes de terre (NB : il y a autant de varietes de pommes de terre en Bolivie que de fromages en France !), de la farine, de la creme et du vin. SAS (le supermarche) : ferme. Parait-il qu'il y aurait un nouveau supermarche SAS, plus grand, inaugure ce jour meme. Et oui, nous avons assiste a la fermeture de la superette pour l'ouverture d'un plus grand supermarche. Cependant, tout est ferme. Derniere solution : les tiendas de comida (boutiques). Avant, nous demandons quand meme a un comidor (restaurant familial) de leur acheter leurs legumes. Y en a pas, mais plus loin, il y a une petite boutique encore ouverte a cette heure-ci ou nous pourrons trouver ce que nous cherchons. On tente de trouver cette boutique. On demande. La petite dame nous repond que non, elle n'a rien. Et en insistant, elle trouve tout ce que nous avons besoin, sauf la creme, denree rare et chere en ce pays. Ce sera la mission de Jerome pendant que Olivier et Nathalie commencent la cuisine : trouver un litre de creme fraiche liquide. Il a bien du faire une bonne dizaine de boutiques avec d'en trouver a 25 Bs le litre (2,5 Euros) ! C'est bon, nous avons tous les ingredients. La magie va pouvoir operer. Olivier donne a Nathalie tous les secrets d'une vraie blanquette de veau.
22h00. C'est pret ! Les bougies sont sur la table, les bieres videes lors de l'apero, le vin debouche (vive les couteaux suisses !), tout le monde est installe, impatient de gouter a ce met qui sent si bon. Un regal ! Repus, nous nous couchons vers 02h00 du matin.

Mercredi 30 Avril 08.
Ce matin, avec Charles, nous allons au Parque Cretaceo de Sucre. C'est le plus grand site d'empreintes de dinosaures au monde. Ces traces datent de 68 millions d'annees.
Nous payons notre entree (30 Bs soit a peine 3 Euros) et un guide nous presente en espagnol les dinosaures ayant occupe la region, reproduits dans ce parc en taille reelle avec l'emission de leur cri. Nous sommes ebahis devant la taille de certains comme le Bronchiosaure. Puis, le guide nous emmene dans le petit musee ou des panneaux exposent toute l'histoire de ce site. Il nous invite ensuite a regarder ces traces depuis les jumelles. En effet, on ne peut pas les approcher de pres car d'une, la paroi est verticalement tres haute, et puis, en bas, c'est exploite par la cimenterie Fancesa qui a mis a jour ce site. D'ailleurs, il est extraordinaire de constater que la paroi est aujourd'hui verticale car soulevee suite aux mouvements de la tectonique des plaques, alors qu'elle etait bel et bien horizontale il y a des millions d'annees. Nous apercevons parfaitement ces grosses empreintes marquees a jamais dans cette terre vaseuse a l'epoque. Nous sommes reellement impressionnes par ce vestige de l'histoire de la Terre !
Apres le petit-dejeuner, nous sommes partis en direction du bureau d'immigration. Hier, en marchant, on s'est dit que trente jours en Bolivie seraient peut-etre justes et qu'il serait bon de ralonger notre visa, meme si ce n'est que pour quelques jours supplementaires. Seulement l'adresse notee sur notre guide est fausse ; le bureau a demenage. Nous laissons tomber notre requete dans l'immediat et nous dirigeons vers le tailleur pour aller recuperer le costume de Jerome. Le costume n'est pas pret, il faudra repasser vers 17h00.
Nous demandons a un vigile ou se situe le bureau d'immigration. Rue Bustillos. Nous y allons. Le vigile de l'accueil nous indique aimablement le bureau. Nous attendons. Un employe nous precise que oui, il est bien possible de ralonger son visa pour un sejour total de 90 jours en Bolivie. Il nous demande quelle est notre nationalite. Francaise ? c'est gratuit. Il faut juste faire des photocopies des passeports. On va a la boutique d'en face. On revient avec nos photocopies et on nous rajoute alors deux tampons de trente jours chacun, ce qui, avec le premier tampon obtenu a la frontiere chilienne, nous permet de rester 90 jours dans ce pays. En tout cas, le personnel de ce bureau d'immigration fut tres affable.
Nous rentrons a l'hostal Cruz de Popayan ou Nathalie passe l'apres-midi a finir de lire le livre que lui a prete Laure.
A 17h00, on retourne chez le tailleur. Jerome essaie son costume. Un travail parfait et de bonne qualite. Qu'il est beau ! Nous payons les 330 Bs pour cette commande (30 Euros, ce qui, ajoute au prix du tissu fait un costume a 50 Euros) et repartons satisfaits.
Ce soir, Olivier nous prepare un hachis parmentier, toujours arrose de Concepción. Un veritable delice ! A la fin du repas, nous echangeons tous nos adresses. Guillaume et Brune partent demain pour Tarija avant de rentrer chez eux a Buenos Aires. Quant a nous, avec Olivier et Laure, nous projetons de passer les prochains jours ensemble sur La Paz.

Jeudi 1er Mai 08.
Nous prenons un dernier petit-dejeuner tous ensemble dans cette petite cour ensoleillee. Guillaume et Brune prennent l'avion vers 10h00 pour Tarija ; Olivier, Laure et Antoine prennent aussi l'avion mais pour La Paz, a 13h00. Ils ne mettrons qu'a peine une heure pour rejoindre la capitale alors que nous, par le bus, nous mettrons 13 heures ! Mais bon, c'est moins cher.
Pour midi, nous finissons le reste de hachis parmentier d'hier soir. La jeune femme de menage, Elisabeth, qui prepare aussi le petit-dejeuner, etait intriguee par ce plat. Elle demande ce que c'est et comment ca se prepare. Nathalie lui explique la recette et lui propose d'y gouter. Elle apprecie bien.
Nous essayons ensuite de negocier la chambre jusqu'a 15h00. Normalement, le check-out est a 10h30 et notre bus part a 17h00. Le jeune homme de la reception (parfois bourru) voulait nous faire payer la moitie du prix pour se faire. Avec un grand sourire, Nathalie lui demande de nous accorder une petite faveur car nous sommes quand meme restes onze nuits a l'hostal Cruz de Popayan. Il accepte alors de nous laisser la chambre jusqu'a 14h00.
Nous quittons donc notre chambre no 13 un peu avant 14h00 et allons payer. Notre bus partant a 17h00, nous utilisons ce temps libre pour continuer de taper les textes du blog.
16h00. Nous quittons l'hostal Cruz de Popayan, un peut tristes car nous avons vraiment passe de bons moments ici. Devant l'hostal, tenant un vieux monsieur par le bras, nous croisons Sandro (le restaurateur d'a cote). Il comprend que nous partons. Nous le saluons, lui disons que nous gardons un tres bon souvenir de son restaurant et il nous embrasse.
Au-revoir Sucre ! merci de ton accueil et de ta gentillesse. Le seul hic de cette ville : trop de gaz d'echappement ! Mais le reste masque ce desagrement.
Le taxi nous conduit au terminal de bus. Tout est ferme, c'est ferie car c'est le 1er mai. Nous attendons sur le trottoir en face du terminal. Le bus est cense partir a 17h00 ; a 16h15, toujours pas de bus alors que celui qui part a Potosi a 17h30 est arrive depuis 16h15. 17h30, on nous dit que le bus est un peu plus loin. C'est un bus Tur Allemani. Notre compagnie est Flota Pullman-10 de Noviembre. Il y a changement, donc sous-traitance. Certains locaux s'inquietent pour leurs bagages ; nous aussi alors. Surtout que beaucoup nous ont dit de faire tres attention a La Paz. Nous sommes les seuls touristes. Le bus n'est pas trop mal, de toutes facons c'est la seule compagnie qui opere pour La Paz ce jour. Le chauffeur conduit prudemment, c'est plutot rassurant. Nous quittons Sucre vers 18h00, avec une heure de retard.
Un premier film est diffuse ; on ne connait pas le titre mais c'est du meme genre que "Tigre et dragon", des histoires de samouraïs. Puis, avant la fin du film, le bus s'arrete dans un village le long de la route et de la rur principale. C'est la pause diner dans un comidor. Nous, on se contente de ce que nous avons emporte (pain, tomates, fromage, reste d'hachis parmentier, chocolat). Ici aussi le ciel est incroyablement etoile. On reconnait aisement la Croix du Sud, la constellation d'Orion et l'etoile Cirius.
Nous repartons. Deuxieme film : "Le masque de Zorro" avec Antonio Banderas et Catherine Zeta-Jones. Nous nous endormons avant la fin du film. Nous ne dormons d'ailleurs pas tres bien car on est un peu serres et puis, les fenetres se ferment mal, certaines s'ouvrant toutes seules. Il fait froid !

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